Chasse aux Trésors de l’avent

Explication des énigmes de la chasse au trésor

1)  » Au pied d’un coq versatile, avec les mains, tu chercheras »

L’idée était de trouver un lieu proche de l’école pour que chacun puisse y aller dès 16h30 mais aussi un lieu où il n’y ait pas trop de voitures. La mention des mains était pour indiquer que le galet ne serait pas visible, et ceci pour faire durer un peu la chasse mais aussi pour que les petits Indiana Jones osent mettre leurs mains dans des trous noirs et peu ragoûtants pour trouver le trésor. Une remarque justifiée a été que la pierre ne se trouvait pas à proprement parler au pied du coq mais de l’autre côté de l’église. En réalité, au départ l’énigme était tournée autrement et mentionnait « une face nord » pour préciser mais si beaucoup d’enfants s’étaient retrouvés là, on préférait qu’ils se répartissent, pour éviter aussi la frustration. On n’avait pas pensé que des courageux iraient jusqu’à creuser dans les jardinières !
Le galet avait donc été glissé sous la première marche du petit escalier se trouvant contre la face nord de l’église.

2) « En 1278, Guillaume précepteur des Chevaliers du Temple cache une pierre sur laquelle est représenté l’Arbre d’or, signe de reconnaissance pour les membres de l’ordre. La pierre a disparu depuis. La seule trace que l’on ait est un parchemin sur lequel on pouvait lire « Sub crucis nostris, sub arbore viridi, lapis invenies » « Sous notre croix, au pied de l’abre vert, tu trouveras la pierre »

La deuxième énigme faisait référence à la croix des Templiers qui orne un mur des haras de Cologny. Les noms et les dates sont véridiques : un texte de 1196 atteste de l’établissement d’une maison des Templiers à Banz, ancienne paroisse du décanat de Vuillonnex, aujourd’hui détruite par les érosions du Rhône et réduite à une seule maison de la commune de Vulbens. La maison des Templiers existe dès 1264. Guillaume y est précepteur en 1277. Sous la croix, un beau lierre grimpe au mur en forme de grand arbre vert et offre mille et une cachettes, précieux refuges pour oiseaux, et c’est dans l’une de celles-ci que la pierre a été cachée à l’abri des regards tout près du sol pour que même les petits puissent la trouver. Elle était d’ailleurs tellement invisible que c’est effectivement un petit qui l’a découverte du haut de ses 3 pommes quand tout le monde le cherchait depuis une demi-heure.

La phrase est véritablement en latin même si un latiniste trouverait peut-être à redire à la tournure grammaticale.

3) « Trois demoiselles presque invisibles et pourtant constamment sous le nez des élèves »

Les trois demoiselles sous le regard des élèves faisaient référence aux trois sœurs qui habitent…  la maison des sœurs (!) en face de l’école sur le parking de laquelle beaucoup d’entre nous trouvent une place bienvenue quand vient l’heure de la sortie des classes. Ce galet a résisté plus qu’à l’accoutumée et si des parents n’avaient pas craqué et cherché en même temps que les enfants, la nuit tombant, elle serait peut-être restée dans sa cachette. 😉

4) Énigme détenue par Mr le Maire lors du marché de Noël:
« Au plus profond de l’obscurité et pourtant sous le regard du grand œil qui voit tout, se cache le dernier des trésors…
Tout près du sommet, une reine le protège des frimas de l’hiver.
Gare aux présomptueux, même le plus valeureux des chasseurs mettra un genou à terre pour être l’élu »

L’idée était de tromper tout le monde avec une cachette qui ne soit pas seulement un lieu mais une personne et que cette personne soit tout près, un peu comme le trésor de Rackam le Rouge qui recherché vingt mille lieues sous les mers se trouve en fait à Moulinsart. Et quel choix plus naturel pour le gardien que l’auteure des galets. Comme l’énigme allait demander l’aide des parents, on voulait que les enfants jouent aussi pleinement leur rôle : seul un enfant pouvait sonner le départ et la fin de la chasse au dernier trésor : le maire qui était en possession de l’énigme ne la dévoilait qu’à un enfant; quant à la fin, elle est expliquée ci-dessous.

Le début de l’énigme qui s’inspire de l’univers de Tolkien était fait pour lancer les chasseurs sur une fausse piste : l’obscurité dont il est question étant la poche douillette de notre présidente, bien loin de ce qu’on imagine avec une « obscurité profonde » et « un grand œil qui voit tout ». Le grand œil, justement, fait référence à une légende qui fait du lynx un animal qui peut voir à travers les objets les plus fermés, d’où l’expression avoir un œil de lynx. Il nous a plu que notre animal tienne ce rôle de gardien de trésor, le grand œil étant celui de notre banderole flambant neuve sous le regard de laquelle l’équipe de l’APE a passé la journée du marché de Noël.
Certains ont fait remarqué qu’il y avait deux yeux : cela se défend ! mais la référence à Tolkien se serait affaiblie.

Le sommet dont il est question dans l’énigme est symbolique puisque c’est la présidente de l’APE qui avait la pierre dans sa poche. Pour confondre les chercheurs de trésor, on a évoqué les frimas de l’hiver qui font plus penser au sommet enneigé du Vuache qu’au symbole. La reine qui protège le galet fait référence au fait que notre présidente s’appelle Elsa comme la célébrissime Reine des neiges. Et certains sont justement allés voir du côté du bureau de tabac où sont peints Elsa et Olaf à la recherche du galet.

Malgré tous ces traquenards tendus, comme vous aviez toujours déjoué rapidement nos pièges, on a pensé ajouter une formule magique ou un rite qui permettrait de départager les prétendants si plusieurs arrivaient en même temps pour réclamer la pierre. Quoi de plus naturel pour un aventurier lancé dans une quête qui arrive devant une reine que de devoir poser un genou à terre pour recevoir sa récompense. Et c’est ainsi à l’enfant que revenait le rôle de terminer l’aventure.

5) « 8 pierres pour 8 fontaines »

Le veille du marché de Noël… tard dans la soirée et sous une pluie diluvienne… nous avions repartis les 8 pierres supplémentaires offertes par une maman autour des 8 lavoirs du villages.

D’ailleurs, l’aventure n’est pas tout à fait terminée puisque toutes n’ont pas encore été trouvées !